Bilan des élections Municipales : Les Ecologistes
Ceux qui me suivent sur Mastodon connaissent déjà globalement mon avis sur ces municipales Parti par Parti, je l’ai résumé.
Mais je reviens ici un peu + longuement. Je commence par les Ecologistes mais je verrai si je fais le point parti par parti ou lors d’un article global.
Pour commencer je vous invite vivement à lire le post de Marine Tondelier qui fait un bilan de ces municipales pour les Ecologistes mais aussi pour la gauche :
Si je résume :
En faisant des élections municipales l’antichambre de l’élection présidentielle, la gauche a été toxique pour elle-même durant cette campagne. Nous, écologistes, avons refusé de nous prêter à ce jeu-là. Merci à tous les militants qui ont tenu cette ligne sans perdre leur boussole.
Alors certes, cela permet aux uns et aux autres de revendiquer telle ou telle victoire, en passant par ailleurs très rapidement sur ses échecs : la France Insoumise perd les deux principales villes qu’ils géraient depuis 2020, Faches Thumesnil près de Lille et Grabels près de Montpellier, et échoue à gagner Limoges et Toulouse qui leur tendait les bras après de très beaux scores au premier tour, elle ne conquiert in fine aucune ville sur la droite.
Le Parti socialiste perd Brest, Alençon, Clermont Ferrand, Avignon, Tulle, le fief de François Hollande…
Et échec collectif : 14 villes du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais passent ou restent aux mains du Rassemblement national.
Malgré la perte de grandes villes les Écologistes gagnent probablement encore des élus grâce au maintien/gain :
– bcp d’autres villes – peuplées
– dans des majo (Lille, Nantes, Rennes, Paris, Marseille…)
– dans des oppositions en entrant dans des cm où ils étaient absents (Limoges…)
Il faudrait bien entendu faire un bilan global et il va arriver très vite même quand on sait les Écologistes étaient le 1er groupe en nb d’élus à Rennes ça sera probablement le cas à Lille par exemple (liste PS PCF partageant sa liste avec différentes composantes)
Côté Écolos on relativisera la perte de nombreuses grandes villes gagnées en 2020 :
– impact COVID vote personnes âgés
– moins de divisions à l’époque et LFI ne faisant pas campagne
Mais en interne certaines tendances minoritaires auront une analyse opposée pour jouer des coudes pfff
Marine Tondelier a plutôt raison sur l’impact de la désunion (nationale) sur certaines défaites les partisans de la désunion vont penser l’inverse aussi bien du côté de la droite du #PS et de Gluskmann que du côté #LFI (qui progresse) :
On est pas sortie des ronces..
Prendre Toulouse ou Limoges et ne pas perdre certaines villes étaient possibles mais les boulets nationaux ont eu leurs impacts.
A trop vouloir nuire mutuellement, pour se remplacer, la gauche s’est affaiblie collectivement pendant que le RN progresse en souterrain (petites et moyennes villes)