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Ce que mon grand père disait sur le Nazisme ?

Mon grand père avant son décès il y a des années évoquait de temps en temps la 2nd guerre mondiale.
Mobilisé au début de la guerre il fut fait prisonnier de mémoire du côté de Epinal.
Il resta alors le reste de la guerre (5 ans ?) en Allemagne comme prisonnier de guerre. Notamment dans la banlieue de Berlin.

Il commence sa vie de prisonnier de guerre avec des travaux forcés dans une briqueterie : le travail était désagréable, dur et les briques étaient froides…
Il y appris à compter, les briques, en allemand.
Puis comme quelques autres il fut envoyer pour des travaux forcés dans une ferme.
Pour lui le paysan ce fut comme une petite libération mais aussi une découverte : l’Allemagne disposait de technologies + bien avancées que la France pour mécaniser ses fermes.
Les travaux n’étaient pas très compliqués pour un fermier surtout avec ces outils supplémentaires.
La ferme appartenait à une femme allemande d’un certain age, veuve de mémoire, et dont un (ou plusieurs ?) de ses fils était sur le front (côté Est je crois ?)
Elle était très fière que son ou ses fils soient sur le front.

Néanmoins un jour mon grand père vécut une anecdote qui allait ancrer dans son esprit la différence entre « Allemands » (qu’il appelait les boches) et « Nazis »
Un jour un groupe de nazis arriva à la ferme (je ne me souviens + de la raison ? peut être recherchaient ils quelqu’un ?)
Ils étaient très jeunes et très énervés. Peu respectueux envers la propriétaire de la ferme.
Mais surtout alors qu’ils venaient d’arriver le chien de la ferme s’était mis à aboyer : l’un des nazis lui logea une balle dans le crane pour le faire taire

Une autre anecdote nourrit ses réflexions sur la 2nd guerre mondiale. Nourri plus tard par ce qu’il allait apprendre sur le reste (Shoah, Oradour sur Glane et autres crimes)
Un jour d’hiver il avait beaucoup gelé (et neigé aussi peut être ?)
Un (ou plusieurs ?) enfant entreprit de marcher et glisser sur la marre voisine.
Les prisonniers regardaient la scène non loin de là en réalisant leurs travaux agricoles.
La glace céda et l’enfant tomba dans l’eau glacé.
Un des prisonniers se jeta rapidement dans l’eau pour le sauver d’une morte certaine. Les autres prisonniers l’aidèrent à le sortir de l’eau et à la réchauffer et à appeler à l’aide.
Ils furent remerciés.

Mais l’évènement ne s’arreta pas là.
Quelques semaines (ou mois ?) plus tard un officier (nazi ?) arrivera à la ferme et annonça aux prisonniers une nouvelle.
Il avait entre les mains une lettre signée de Hitler lui même (est ce vrai ou l’officier avait enjolivé ce point là ?)
Les prisonniers étaient remerciés officiellement par l’Allemagne nazi d’avoir sauvé un enfant allemand.
Et l’un d’entre eux allait être libéré en remerciement.
Le groupe de prisonniers après une rapide discussion et plutôt à l’unanimité allait choisir l’une d’entre eux. Je ne me souviens + du reste de l’anecdote et quel critère avait été choisi : le plus jeune ? le plus vieux ? le seul père de famille ? Je pense que c’était ce dernier point.
Mon grand père me raconta qu’il comprit + tard que l’Allemagne Nazi respectait et traitait plutôt bien les soldats prisonniers de guerre pour respecter les traités internationaux qui étaient déjà sur la question. C’était une manière de jouer d’une certaine propagande, et de diplomatie, même auprès de l’ennemi Alors que parallèlement l’horreur était bien là pour d’autres personnes.

Son témoignage ne s’arrete pas là car il évoque aussi la libération de leur ferme par les Cosaques :
la terreur des prisonniers quand ils les virent arriver, à cheval, le regard fou, massacrant les allemands et n’ayant qu’une peur : mourir également de leurs mains…
il n’en fut rien heureusement…

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